Centres de rétablissement

  1. APTE (Aide et Prévention des Toxico-dépendances par l’Entraide)
  2. Centre psychotherapie Osny
  3. EDVO
  4. Centre Horizon de l’Aisne
  5. Withdrawal
————————————————————————————————————————————-

1 – Centre APTE

afder.com
afder.com

APTE (Aide et Prévention des Toxico-dépendances par l’Entraide), association à but non lucratif( loi de 1901) utilise un modèle thérapeutique d’origine américaine appelé Hazelden ou modèle du Minnesota.

Créée en 1993, l’association a ouvert le centre de soins de Bucy-le-Long en avril1994. Le projet annoncé était le traitement conjoint des dépendances à l’alcool ou aux drogues dans le même lieu, dans les mêmes groupes de parole et avec la même approche clinique. Dans le contexte de l’époque, le défi fut de démontrer la possibilité de considérer l’addiction globalement plutôt que de distinguer la toxicomanie de l’alcoolisme. D’abord centre expérimental, le centre APTE a obtenu l’accréditation en mai2003.  Depuis 2008 Apte à fusionné avec l’association Aurore.

LE PUBLIC
Le centre accueille hommes et femmes majeurs ayant un problème de dépendance à une substance modifiant le comportement.
Il peut être question de dépendance à une ou à plusieurs substances. L’alcool, les différentes drogues et la plupart des médicaments ayant une influence sur le psychisme forment l’ensemble de ces substances.


LES CONDITIONS D’ADMISSION
Les futurs patients doivent répondre à des critères de compatibilité au traitement proposé. Les demandes de personnes ne répondant pas aux critères (DSM-IV) des addictions et celles qui présentent des co-morbidités trop lourdes sont écartées. L’abstinence de médicament (neuroleptique, anti-dépresseur…) préconisée dans le traitement peut présenter certains risques qui empireraient la situation des personnes les plus fragiles.
6Les patients ne peuvent théoriquement effectuer que deux séjours à Apte mais un troisième est possible lorsque les deux premiers n’ont pas été accomplis complètement. L’équipe estime qu’au-delà de deux séjours, le patient qui n’a pas pu se maintenir abstinent doit trouver ses réponses ailleurs et que la méthode à montré ses limites avec lui. Dans ce cas, une orientation peut être proposée lorsqu’il y a demande.

LA PRISE EN CHARGE ADMINISTRATIVE
La prise en charge administrative se fait sur deux modes distincts en fonction du type de dépendance pour lequel le patient est admis.
Pour les patients toxicomanes (12 places), Apte tient lieu de Centre de Soins Conventionné Spécialisé et l’accueil est conforme à la loi de 1970 (gratuité, anonymat). Pour les patients alcooliques (8 lits), le cadre juridique change et APTE devient une Maison de Santé Médicale.
Si le concept d’addiction montre une réelle cohérence théorique et clinique, il n’est pas encore intégré administrativement et juridiquement. Il a donc été nécessaire de faire appel à ces deux modes d’accès aux soins pour parvenir à une prise en charge globale des dépendances aux produits.
10 Dans les deux cas la durée du séjour est identique : 8 semaines.

LES OBJECTIFS
L’objectif est double. D’abord, il est nécessaire d’atteindre l’abstinence de toutes les substances précitées afin d’accélérer les processus de rétablissement physique et psychologique. Ensuite, accéder à une qualité de vie interne suffisante pour parvenir au maintien de l’abstinence et à la poursuite des progrès en vue de la sortie. Les patients qui ont développé le plus de ressources personnelles ont vu leur réinsertion d’autant facilitée.

LE DISPOSITIF
Apte est avant tout un centre de soins d’une capacité d’accueil de 30lits, établi dans le village de Bucy-le-long, près de Soissons.Des salles spécifiques sont réservées à chaque activité (sport, groupe de thérapie, etc.). La majeure partie des activités a lieu sur place. Seules les consultations de médecins spécialistes, les sorties du weekend, la fréquentation des groupes de pairs et le sport en piscine ont lieu à l’extérieur.
Il existe aussi une antenne parisienne où ont lieu les entretiens préalables à l’admission et les groupes de suite.
Pour l’essentiel, l’équipe est composée de thérapeutes, d’une équipe médicale (médecin généraliste, infirmiers, psychiatre), d’une masseuse-relaxologue et d’un animateur sportif.

LE FONDEMENT THÉORIQUE
Dans les années quarante, l’idée d’une thérapeutique nouvelle, appuyée sur les groupes AA, intéresse plusieurs groupes de psychiatres américains, et particulièrement ceux du Minnesota. En 1946, l’hôpital de Center City commence à mettre en place cette conception des soins et ouvre le centre Hazelden en 1949. Pioneer House, à Minneapolis, démarre les premières thérapies pour malades alcooliques en 1948. C’est l’équipe de Nelson Bradley qui, dès 1950, propose le Minnesota program au Willmar State Hospital. Le modèle est révolutionnaire pour l’époque. Les portes sont ouvertes. Les alcooliques sont séparés des malades mentaux et d’anciens alcooliques sont formés en tant que counsellors, thérapeutes spécialisés dans le traitement de la dépendance à l’alcool. Quelques années plus tard, ce modèle de traitement s’est étendu à la dépendance aux drogues et aux addictions sans drogue (Spicer, 1993).
Apte a souhaité transposer le modèle de soin Hazelden ou modèle du Minnesota dans le système des pensées et des valeurs françaises et laïques.
17 Entièrement financée par des fonds publics, Apte a fortement écarté les aspects chrétiens et lucratifs de son modèle américain privé. Ici, l’accès aux soins est le même pour tous, quelle que soit la condition sociale du demandeur. Le rapport au patient n’est pas, à la différence des fondations privées que sont les centres de type Hazelden anglo-saxons, un rapport de clientèle. L’avenir du centre ne dépendant pas de ses patients, l’équipe thérapeutique reste indépendante dans ses décisions au sujet de chaque personne accueillie. Cette « indépendance » financière est peut-être la plus grande différence avec le modèle d’origine. C’est en tout cas une spécificité majeure d’Apte au regard de ses équivalents étrangers.

Une grande partie des options théoriques de ce modèle trouve ses origines dans les groupes de pairs nord américains que sont les Alcooliques Anonymes (AA) et Narcotiques anonymes (NA).
La dépendance est abordée comme une maladie. C’est une relation pathologique à un objet qui focalise l’essentiel des désirs et des pensées. Les conséquences de cette maladie sont physiques, mentales et spirituelles. Physiquement, la consommation de substance accroît la fatigue, altère certaines fonctions et dans certains cas extrêmes, entraîne la mort. Les conséquences mentales sont liées au déclenchement de comorbidités et surtout à l’aspect obsessionnel de l’envie de consommer qui prend le pas sur le bon sens le plus élémentaire. Spirituellement, les personnes sont affectées dans le sens où elles ne parviennent plus à agir conformément à leur propre système de valeur. Beaucoup de honte et de culpabilité remontent lors des récits liés à des vols et des violences, notamment envers les personnes qui leur étaient les plus chères. L’idée de maladie peut surprendre mais elle a le mérite de signifier aux dépendants la nécessité de se soigner. De plus l’idée d’être « malade » est souvent plus acceptable que le regard social majoritaire qui les évoquait comme des vicieux, des pervers, porteurs d’une tare ou comme des pauvres malheureux incapables d’avoir de la volonté et de la dignité.
20 C’est aussi une thérapie qui s’appuie d’abord sur l’entraide entre les dépendants. Cela peut paraître un non-sens mais c’est souvent entre eux que les interactions sont les plus fructueuses. La parole de pairs positifs, dans une démarche de rétablissement crédible, est souvent mieux entendue que celle du professionnel.

LE DÉROULEMENT DU SÉJOUR
La prise de contact

Le premier contact a généralement lieu par téléphone. Une infirmière recueille les premières informations sur la demande et propose, le cas échéant, un entretien préalable d’admission. Les appels sont soit volontaires, soit induits par un proche, un professionnel ou une décision de justice.
L’entretien préalable d’admission

Il a lieu soit au centre de soins, soit à Paris, en fonction de la situation géographique du demandeur. Les entretiens sont exceptionnellement réalisés par des personnes non salariées d’Apte quand le demandeur est domicilié dans un département d’outremer.
Suite à cet entretien, les personnes estimées incompatibles avec le traitement sont prévenues sur le champ. En cas de doute, une décision d’équipe est rendue dans les meilleurs délais. Les patients admis doivent confirmer leur intention en téléphonant chaque mercredi. Cette procédure n’est pas destinée à mesurer la motivation mais répond à des impératifs de gestion de liste d’attente et de planification des entrées. Cette mesure est d’autant plus utile lorsqu’un sevrage préalable est à organiser à l’arrivée au centre.
L’attente moyenne entre cet entretien et l’admission est de 5 à 6 semaines.

L’arrivée au centre

La première journée du patient est articulée autour de l’équipe médicale : rencontre avec le médecin qui transmet le protocole de fin de sevrage aux infirmiers et au reste de l’équipe.
Le nouvel arrivant est fouillé (bagage et vêtements) avant tout contact avec les autres résidents. Il est alors présenté au groupe qui est chargé de l’accueillir de la meilleure façon qui soit. Un patient reçoit la tâche de lui faire visiter les lieux et de lui expliquer le fonctionnement.
Pendant les dix premiers jours, le nouveau ne peut ni sortir du centre, ni écrire ou téléphoner à l’extérieur. Cette disposition lui permet de mieux s’installer dans les lieux et la thérapie. Au-delà de cette période, un point phone est à sa disposition et il peut sortir aux heures indiquées dans le planning. La condition de sortie est l’obligation de rester avec au moins deux autres patients qui ont plus de dix jours de séjours.
Le nouveau est invité à participer au groupe aussitôt que possible.

Le sevrage

Il est recommandé aux nouveaux d’arriver avec la consommation minimum qu’il est capable de maintenir. Au-delà d’un seuil qui varie selon les substances, il est impératif qu’un sevrage ait eu lieu avant l’admission. La fin du sevrage se fait au centre. L’arrêt total prend effet immédiatement. Pour soutenir cette période délicate, un suivi médical avec des régulateurs de tension et des produits naturels à base de plante (tisanes et bains calmants) sont proposés.

Les activités

Toutes les activités planifiées sont obligatoires. Les dispenses sont exceptionnelles.
Le séjour est principalement axé sur les groupes de paroles et un travail écrit suivi individuellement.
Les groupes de thérapie

Animés par un thérapeute, les patients sont invités à revenir sur des exemples de leur consommation qui ont eu des conséquences négatives pour eux ou pour leur entourage. Le but est d’établir un lien entre la consommation de produits et leur situation actuelle. Cela constitue peu à peu un capital de souvenir que le patient peut mettre en contrepoint lorsqu’il a envie de consommer et qu’il pense davantage aux aspects bénéfiques de sa consommation. D’autres sujets sont aussi abordés, liés aux souvenirs qui ne manquent pas de refaire surface (abus sexuels, violence familiale, etc.). Des groupes à thèmes spécifiques sont mis en place dans ce but et aussi pour maintenir la cohésion du séjour et ne pas perdre l’objectif initial de vue : l’arrêt de la consommation et le rétablissement d’une vie acceptable. Les groupes permettent aussi aux résidents de se confronter les uns les autres sur leurs comportements respectifs au sein du groupe.

Le travail écrit

Il s’agit principalement d’une batterie de questionnaires. Tous les travaux écrits sont lus et discutés par le thérapeute avec le patient.
Les premiers questionnaires remis à l’arrivée donnent au patient les moyens de se récapituler sa situation actuelle et de faire un premier bilan.
Ensuite, il doit rédiger un petit récit de vie qu’il transposera oralement au groupe afin que celui-ci le connaisse mieux. C’est un moment difficile. Mais, une fois passé, le patient reçoit beaucoup de retour positif de ses pairs. Il entre alors de plein pied dans la thérapie. On remarque à ce moment un accroissement de l’investissement personnel dans le processus du séjour.Les exercices suivants s’imprègnent largement des étapes proposées par les groupes d’entraide AA et NA.
La première étape revient par écrit sur les exemples de consommation ayant des conséquences négatives. Cela permet de réaliser autant l’ampleur des dégâts que l’ampleur des dangers en cas de rechute. Cette étape est la plus difficile car elle véhicule beaucoup de honte et de culpabilité. C’est la plus difficile mais son achèvement ouvre des perspectives plus optimistes.
La deuxième étape est basée sur l’apprentissage de la demande d’aide au groupe et l’acquisition de la confiance dans les solutions proposées.
La troisième étape est un exercice autour de la confiance en appliquant honnêtement les suggestions et en lâchant prise sur les résultats.
La quatrième étape est un travail d’introspection qui permet au patient de mieux cerner ses points forts et ses points faibles.
La cinquième étape est un échange en tête à tête de la quatrième étape avec une personne choisie par le patient lui-même.

Les cours didactiques

Quotidiennement, un petit cours est dispensé aux patients par un thérapeute ou un infirmier, en fonction du sujet du jour. Les thèmes sont liés au processus du rétablissement, à l’identification des émotions et des comportements, etc. Ces cours apportent de la matière aux réflexions des patients et des réponses aux questions qu’ils se posent en terme de rétablissement, surtout en vue de leur sortie.

Les journées familiales

Tous les quinze jours, cette journée spécifique a pour but d’améliorer les rapports, souvent faussés par la consommation, entre le patient et ses proches. La journée se découpe en un cours d’information sur la dépendance et ses conséquences dans la famille le matin et un entretien avec le patient, ses proches et un thérapeute l’après-midi.
Les thérapeutes

Les thérapeutes sont spécifiquement formés pour travailler dans l’esprit du modèle du Minnesota. Certains sont parfois d’anciens usagers de substances. Dans ce cas, ils fournissent au patient en plus de leurs compétences professionnelles, un modèle vivant d’espoir et de rétablissement, qui « parle le même langage » et qui peut difficilement le juger moralement (Blume, 1977). Il leur est demandé d’avoir au moins cinq années d’abstinence et de rétablissement avant d’accéder à la formation. Dans tous les cas, les futurs thérapeutes doivent justifier d’une formation antérieure intégrant des notions élémentaires de psychologie et d’addictologie.
Les soins corporels

Comme la fin du sevrage se fait sans soutien médicamenteux, il est nécessaire de diminuer les effets gênants du sevrage par d’autres moyens. Pour cela, l’usage de produits à base de plantes (escholzia, passiflore, etc.) remplace avantageusement la pharmacopée ordinaire. Ces produits sont principalement employés sous forme de bains calmants et de tisanes relaxantes ou tonifiantes. Les effets des plantes sont plus légers que les médicaments. Les plantes employées ont pour fonction d’amortir les effets négatifs du sevrage sans recréer une nouvelle dépendance à un médicament. Elles ne provoquent aucun phénomène d’accoutumance.
Une partie importante des soins corporels réside dans les massages à visée décontractante. Ces massages peuvent être dispensés en accompagnement du sevrage mais aussi, comme soutien lors de moments difficiles comme l’approche de l’entretien familial ou des périodes où la parole de somatisation liée au processus de thérapie. Ces massages individualisés vont généralement de pair avec des séances de sophrologie effectuées en petits groupes.
Dans une démarche de responsabilisation de soi, il était important qu’une implication personnelle soit demandée aux patients dans la reconquête corporelle. L’éducatrice sportive propose des séances de tai-chi et des exercices d’assouplissement et de remise en forme faciles à refaire seul ensuite. En piscine, les patients peuvent apprendre à nager ou à se perfectionner en natation. Des exercices de détente pour se « réconcilier » avec l’eau sont également proposés.
Les autres activités

Des activités de loisirs sont également proposées, principalement les weekends : promenades et visites des sites des environs, jeux de plein air et jeux de sociétés.
Chaque semaine est prévue une soirée musicale et une autre soirée est destinée à la projection d’un film.
Après la quatrième semaine, il est possible de passer une demi-journée en ville, accompagné de deux autres patients de plus de quatre semaines. Cette disposition est un bon moyen d’éprouver le chemin parcouru au centre de soins.

Les témoignages

C’est un des points essentiels du dispositif. Chaque semaine, deux anciens patients du centre (ou autres dépendants en rétablissement) viennent raconter leur parcours et ce qu’ils ont mis en place dans leur « nouvelle » vie. Cela constitue un facteur important d’espoir. Les témoins démontrent par leur seule présence que le rétablissement est possible. Le contenu de leur témoignage permet à certains de s’identifier à des personnes qui les ont précédés dans la même démarche qu’eux. Ils peuvent aussi prendre les coordonnées de ces témoins avec lesquels il est préconisé de garder le contact. Ces nouvelles relations peuvent s’avérer précieuses après la sortie. Elles constituent parfois le début d’un nouveau réseau d’amis plus propice au maintien des acquis que ne pourraient l’être les fréquentations d’avant le séjour.

Les groupes d’entraide

Pendant le séjour, les patients sont accompagnés à plusieurs reprises dans des groupes Alcooliques Anonymes et Narcotiques Anonymes afin qu’ils puissent prendre contact avec d’autres personnes ayant traversé des épisodes semblables dans leur vie. L’objectif est de leur favoriser les premiers contacts pour qu’ils puissent, une fois sortis, construire leur propre réseau de soutien.

La sortie

Après une retraite de huit semaines dans un lieu « sûr » en matière de substance, c’est sans doute le moment le plus délicat. Il est généralement vécu comme le moment de vérité. Beaucoup redoutent cet instant; ce qui, en définitive, est assez bon signe. Il serait étrange qu’une personne devenue consciente de sa fragilité vis-à-vis des produits et des conséquences pour elle d’une éventuelle rechute ne se fasse pas de soucis à l’idée de se confronter de nouveau aux situations de la vie courante.

Les retours

Les dépendants sont des personnes souvent difficiles à suivre après leur sortie. Néanmoins, Apte s’efforce de garder le contact avec ses anciens pensionnaires. Pour cela, une fête réunissant les anciens patients a lieu au centre de soins chaque mois de juin. Les chiffres fiables s’entendent ici sur cinq ans. Au-delà de cinq ans, les liens conservés avec les anciens deviennent plus aléatoires. Pourtant, il semble que cela ne soit pas forcément en rapport avec les rechutes mais souvent avec l’évolution personnelle et les choix de vie de chacun. Il semble qu’en moyenne un quart de ceux qui ont terminé leur séjour n’ont jamais rechuté. Un autre quart a rechuté par la suite mais a réussi à se récupérer sans l’aide du centre. On peut ainsi estimer qu’environ la moitié des personnes qui ont suivi l’ensemble du programme de soins est abstinente cinq ans plus tard.

CONCLUSION
5Bien que les résultats soient incontestables, le modèle reçoit encore beaucoup de critiques, notamment sur le concept de maladie à traiter physiquement, mentalement et spirituellement (Spicer, 1993). Cette dimension spirituelle a fait l’objet de nombreuses polémiques. Peut-être devrait-on qualifier ce type de soins d’existentiels, pour en évacuer davantage les aspects religieux, voire sectaires qui pourraient facilement s’y rattacher. Néanmoins, le modèle du Minnesota constitue la majorité des prises en charge en Amérique du Nord. En Europe, son succès se fait grandissant dans un grand nombre de pays qui voient s’ouvrir de plus en plus de nouvelles structures.

Bibliographie

ALCOOLIQUES ANONYMES (1963), Alcooliques Anonymes, New York, Alcoholics Anonymous world services inc., 1989.
BLUME S.B., Role of the recovered alcoholic in the treatment of alcoholism. In : KISSING B. & BEGLETTER, The biology of alcoholism, vol. 5, Treatment & rehabilitation of the chronic alcoholic, New-York, Plenum, 1977,545-565.
COOK C. C. H., The Minnesota Model in the Management of Drug and Alcohol Dependency : miracle, method or myth ? Part II. Evidence and Conclusion. British Journal of Addiction, 1988,83,735-748.
D’EPARGNIERC., UDRYC., Traitement des malades dépendants selon le modèle du Minnesota dans une clinique psychiatrique suisse, une expérience de treize ans, Alcoologie et addictologie, 2000,22 (3), 239-246.
NARCOTICS ANONYMOUS (1983), Narcotics Anonymous, Narcotics anonymous World Services, Inc., Van Nuys, California – USA, 1987.
NARCOTICS ANONYMOUS, Miracles Happen – The birth of Narcotics Anonymous in words and pictures, Narcotics anonymous World Services, Inc., Chatsworth, California, USA, 1998.
SPICERJ., The Minnesota Model : The evolution of the multidisciplinary approach to addiction recovery, Center City, Minnesota USA, Hazelden Foundation, 1993.

RÉSUMÉ
Depuis 1994, le centre APTE accueille des toxicomanes et des alcooliques dans le même lieu et relève le défi de les soigner ensemble dans les mêmes groupes de thérapie et avec le même programme de traite~ment. Inspirée par le modèle du Minnesota, cette prise en charge de deux dépendances, réputées parfois incompatibles, mérite que l’on s’y attarde. La compréhension de cette approche nécessite un bref historique du modèle de traitement et de la genèse du centre Apte. Cette thérapie, innovante en France, nous en apprend davantage sur les points communs de ces deux addictions. L’article met en avant l’importance des groupes d’entraide dans ce type de traitement et partage réflexions et remarques cliniques autour de celui-ci.

Auteur : Bruno Didier Thérapeute

2 rue Dutour de Noirfosse
Château des Ruisseaux
02880 BUCY LE LONG
Accès : Gare SNCF de Soissons, route nationale 2 ou 31

Téléphone : 03 23 72 22 80
Fax : 03 23 72 22 88
Mail : centreapte@aurore.asso.fr
Site : www.centre-apte.com/le-centre.html

 

———————————————————————————————————————————————

2- Centre de psychothérapie d’Osny

 

LES MALADIES TRAITEES :

 

Notre établissement est une clinique psychiatrique et reçoit à ce titre, en hospitalisation, des patients présentant des troubles de l’humeur, des psychoses ou des addictions (alcoolisme, toxicomanies).

 

Les troubles de l’humeur :

L’humeur est définie comme une « tonalité thymique fondamentale dominant la vie affective et les réactions émotionnelles d’un individu ». Elle influence profondément nos propres conceptions, la perception de soi et des autres et de l’environnement en général.

Les troubles de l’humeur sont présents chez plus de 40 % des patients admis dans l’établissement. Ils peuvent être isolés ou en liaison avec une autre maladie psychique (dépendances à l’alcool ou aux drogues, psychoses). Les plus fréquents et les plus connus sont les dépressions et les troubles bipolaires.

Les dépressions

Les dépressions représentent près de 30% des patients accueillis. Il s’agit d’une maladie fréquente : selon l’OMS, en Europe une personne sur cinq est susceptible de souffrir de dépression au cours de sa vie.

On retrouve dans l’histoire de ces patients des ruptures affectives, des deuils, parfois anciens, des suites de traumatismes de l’enfance ou de la vie d’adulte, des situations sociales douloureuses.

Le patient doit retrouver sa capacité à penser, dialoguer ainsi qu à établir des relations avec les autres. Le travail d’entretien est une priorité : entretien individuel (psychiatre/psychologue), travail de groupe si nécessaire, travail de proximité avec l’équipe soignante, d’écoute, de réassurance, d’explication et de surveillance du traitement.

Le patient bénéficiera, dans la plupart des cas, d’un traitement antidépresseur dont nous savons que le délai d’action est assez long, souvent 15 jours à 3 semaines. Nous travaillons depuis longtemps pour réduire les prescriptions et diminuer les anxiolytiques, les somnifères dès que cela devient possible.

Un accompagnement des conjoints et familles peut être proposé. Une forte demande émane de la part des proches du patient dépressif.

Plus délicates sont les pathologies dépressives enkystées ou chronicisées. La vie institutionnelle joue ici tout son rôle, par son aspect «familial » et protecteur mais aussi stimulant. La difficulté tient, pour ces patients, d’organiser correctement leur sortie, source d’angoisse.

Les troubles bipolaires : patients maniaques ou mélancoliques

En psychiatrie, les troubles bipolaires, anciennement appelés psychose maniaco-dépressive, se définissent par l’alternance de périodes d’excitation d’intensité plus ou moins importante et de périodes de dépression d’intensité modérée ou sévère, quelquefois mélancolique.

Les tableaux qui associent en même temps les symptômes dépressifs et maniaques sont très fréquents et leur diagnostic n’est pas évident.

Les répercussions des troubles bipolaires sur la vie personnelle peuvent être importants, avec des conséquences néfastes sur la vie de couple, le travail ; on note par ailleurs une plus grande fréquence de conduites addictives.

Ces pathologies exigent une vigilance constante compte tenu des risques réels et permanent. En ce sens, la mélancolie est à juste titre considérée comme une urgence médicale.

La lourdeur de la prise en charge peut nécessiter des séjours plus longs, réduisant de ce fait le «ballottage» des patients d’une structure à une autre.

Les psychoses

Ces patients représentent 28% des patients accueillis. L’OMS définit les psychoses commedes troubles mentaux dans lesquels l’atteinte du fonctionnement mental est telle qu’elle perturbe gravement la conscience, le contact avec la réalité et les possibilités de faire face aux nécessités de l’existence.

Dans ces pathologies au long cours, des hospitalisations relativement courtes, épisodiques, permettent un rééquilibrage des traitements, parfois mal gérés, voire interrompus. Le patient va trouver dans la structure compréhension et écoute, intérêt dans un lieu où l’on va supporter et expliquer son angoisse, son agitation, son délire, et ce sans porter de jugement.

Le séjour dans l’établissement leur offre un lieu de repos, de ressourcement après les périodes aiguës, évitant la perte d’un emploi, du domicile, et permettant de rééquilibrer le milieu familial perturbé, de réadapter le patient sur le plan social, en collaboration et en relais avec les différents acteurs du secteur. Le lieu de soins offre un contenant à des personnalités éclatées.

L’équipe est très mobilisée auprès de ces patients qui nécessitent une prise en charge permettant de se réapproprier une autonomie dans les simples gestes de l’hygiène, du repère dans les horaires, les lieux ; cet accompagnement permet d’évacuer progressivement l’angoisse qui paralyse ou au contraire agite.

L’accompagnement est essentiel pour que le patient retrouve l’autonomie vers l’extérieur. La sollicitation et l’information permettent de reprendre des soins, d’équilibrer le régime diabétique, des soins d’hygiène (dentaire notamment).

Pour le jeune patient, le lien social se disloque peu à peu et la faculté de l’équipe de générer l’échange et la parole trouve ici toute son importance. Le travail portera sur la sollicitation, l’encouragement, l’accompagnement afin de lutter contre le caractère déficitaire de cette maladie chronique. La prise en charge sera là aussi un peu plus longue.

L’alcoolisme et les toxicomanies

Le plus souvent, les patients nous sont adressés après un séjour en service de médecine où s’est déroulée la période de sevrage. L’admission peut être faite en première intention.

Une bonne expérience du traitement des dépendances a été acquise par les équipes ces dernières années, eu égard à la croissance du nombre de patients accueillis. Ces patients, alcooliques, toxicomanes, ou présentant d’autres dépendances sont dès que possible intégrés dans l’unité de traitement des dépendances dans laquelle ils vont suivre une thérapie de groupe assez intensive selon le modèle Minnesota.

Les associations d’anciens buveurs, Alcooliques Anonymes et l’association Vie Libre animent chacune un groupe de parole bimensuel.

Les co-morbidités

La co-morbidité, ou double diagnostic, est définie par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) comme la «cooccurrence chez la même personne d’un trouble dû à la consommation d’une substance psychoactive et d’un autre trouble psychiatrique» (OMS, 1995).

Selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), une personne ayant un double diagnostic est «une personne qui a été diagnostiquée comme présentant un abus d’alcool ou de drogue en plus d’un autre diagnostic, habituellement de nature psychiatrique, par exemple un trouble de l’humeur, une schizophrénie».

/téléchargez la plaquette du Centre de Psychothérapie.pdf

 

Centre de Psychothérapie d’Osny
3,rue Xavier Bichat
95520 OSNY
Tél. : 01.34.24.75.75
Fax : 01.34.24.75.85

 

—————————————————————————————————————————————-

3- EDVO

 

Les missions de l’association

Ecouter, prévenir, soutenir, aider, faire réagir

En accueillant toutes les personnes et familles en difficulté face à un problème d’addiction. En intervenant dans les établissements scolaires ou de formations, auprès des parents et des équipes socio-éducatives, auprès de tout groupe demandeur et en conférence publique. En développant un partenariat avec les entreprises pour répondre aux obligations légales du dirigeant et sensibiliser le personnel aux risques liés à l’usage des produits modifiant le comportement. En formant les acteurs des relais de proximité. En partageant nos expériences avec les structures locales, départementales, régionales, nationales, voire internationales, afin d’élargir nos champs d’action sous forme d’affiliations ou de conventions.

Développer ses capacités à redevenir autonome et abstinent de produits psychotropes

Dans nos suivis ambulatoires qui aboutissent aux changements de comportements souhaités ou débouchent sur un processus de soins : sevrage, cure et prise en charge des pathologies annexes. Dans notre structure d’hébergement temporaire après cure (26 places à Montmagny + 4 appartements en Ile de France), notre méthode de prise en charge dite « Modèle Minnesota » permet à chaque résident de se reconstruire et de se responsabiliser au quotidien. Dans notre épicerie sociale réservée aux familles et aux personnes en difficulté, notre aide alimentaire, encadrée par un travailleur social, permet un retour progressif vers une autonomie durable.

Vivre libre sans drogues

Vivre son rétablissement psychologique, physique et sa réinsertion sociale, dans le cadre d’EDVO, choisi pour son particularisme (Modèle Minnesota), avant d’accéder à l’autonomie. Vivre une rechute comme « thérapeutique »,sans perdre le bénéfice des acquis grâce à nos réadmissions. Vivre quand on est proche d’un dépendant(alcoolique, toxicomane,…), sans culpabiliser, sans codépendance, en participant tous les 15 jours à nos groupes « écoute parents », pour y trouver mieux-être et entraide.

Orienter toute personne en difficulté

Observer un temps de redynamisation dans nos ateliers (informatique, sport, mises en situation, …) pour retrouver aptitudes et comportements compatibles avec un nouveau choix de vie. Objectiver ses capacités de réinsertion après un bilan de compétence et une évaluation de son projet professionnel pour s’assurer une autonomie durable et sécuriser les partenaires qui nous aident en proposant appartements et emplois. Optimiser ses chances de rester abstinent avec notre soutien, en participant assidûment aux groupes d’entraide extérieurs (Narcotiques Anonymes, Alcooliques Anonymes, …) pour faire face aux moments difficiles de la vie.

EDVO
4, rue Galliéni
95360 Montmagny

téléphone: 01 34 28 64 50
fax: 01 34 28 64 59

mail: contact@edvo.fr
web: edvo-addictions.fr
Agrandir le plan

——————————————————————————————————————————-

3- Centre Horizon de l’Aine

Le Centre Horizon de l’Aisne est une association à but non lucratif, présidée parMr Michel ANDRÉ. Il gère un établissement médico-social dénommé CSAPA et dirigé par
le Docteur Thierry BRIAND.
Ce Centre assure :
– le diagnostic
– l’orientation
– la prise en charge thérapeutique
des personnes en difficulté avec l’alcool, le tabac et/ou d’autres drogues.

Il propose un accompagnement médical, psychologique et  paramédical des personnes et/ou de leur famille.
Il participe à des actions de prévention et de formation (N° d’agrément 22 02 00 866 02).
Les consultations sont gratuites ; elles sont financées par l’assurance maladie, c’est-à-dire la collectivité.

 

Nos missions

Selon le décret n°2007-877 du 14 mai 2007 :

Article D.3411-1 : « Les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) assurent, pour les personnes ayant une consommation à risque, un usage nocif ou présentant une dépendance aux substances psychoactives ainsi que pour leur entourage :

  • L’accueil, l’information, l’évaluation médicale, psychologique et sociale et l’orientation de la personne et son entourage ; dans ce cadre, ils peuvent mettre en place des consultations de proximité en vue d’assurer le repérage précoce des usages nocifs.
  • La réduction des risques associés à la consommation de substances psychoactives ;
  • La prise en charge médicale, psychologique, sociale et éducative. Elle comprend le diagnostic, les prestations de soins, l’accès aux droits sociaux et l’aide à l’insertion ou à la réinsertion. Les centres assurent le sevrage et son accompagnement, la prescription et le suivi des traitements médicamenteux, dont les traitements de substitution aux opiacés. Ils peuvent également prendre en charge les personnes présentant des addictions sans substances.

Article D.3411-2 : « les centres peuvent spécialiser leur activité en prise en chargeen direction de personnes consommant des substances psychoactives illicites ou de l’alcool. (…) »

Article D.3411-4 : « les centres s’assurent les services d’une équipe pluridisciplinairedont la composition et le fonctionnement sont conformes aux objectifs du projet d’établissement et permettent sa mise en œuvre. »

 

Au-delà du respect du secret médical (secret partagé), les professionnels s’engagent aux  principes suivants :

  • Respecter la confidentialité. Ceci est fondamental, tant pour les sujets dépendants que pour leur entourage, afin de dédramatiser et de diminuer les effets de culpabilité.
  • Avoir une attitude de non jugement, être capable de tout accueillir sans critique et avec empathie, mettre en place une relation d’aide.
  • Etre capable d’un effort continu pour rester objectif et lucide sur tout ce qui se passe au long des entretiens et consultations.
  • Rester dans une intention authentique de comprendre la personne, y compris dans les situations où les différences de culture, voire de langage, rendent les choses difficiles.
  • Savoir prendre du recul par rapport à ses pratiques.

Historique du Centre d’Hygiène Alimentaire au Centre Horizon de l’Aisne – CSAPA

Le Centre Horizon de l’Aisne – Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie est le précurseur des centres d’alcoologie ambulatoire en France. La première structure, initialement nommée Centre d’Hygiène Alimentaire, a été créée à Soissons en 1972, et a servi de modèle pour les autres centres d’alcoologie ambulatoire dans toute la France.

En 1972, Madame NASO, ex-directrice du CHA SNCF dirigé par le docteur LE GO, et infirmière de profession crée le premier Centre d’Hygiène Alimentaire de France, à Soissons dans l’Aisne. L’expérience positive de ce CHA, permet la création de 4 autres structures dans l’Aisne :

  • à St Quentin et Laon en 1973,
  • à Château Thierry en 1974,
  • à Vervins en 1977.

En 1976 est créée l’association chargée de la gestion des CHA de l’Aisne. (Déclaration en Préfecture n° 04126 le 12/08/1976 (Parution au Journal Officiel le 27/08/1976)

En 1983, la circulaire du 15 mars transforme les CHA en institution de prévention et de soins. Ils deviennent CHAA : Centres d’hygiène Alimentaire et d’Alcoologie. Ils ont également pour missions la formation, l’information et la recherche.

Le décret n° 98-1229 du 29 décembre 1998 relatif aux centres mentionnés à l’article L. 355-1-1 du code de la santé publique est venu les renommer Centres de Cure Ambulatoire en Alcoologie(CCAA), préciser leurs missions et conditions de fonctionnement.
Un arrêté en date du 12 mars 1999 a validé la transformation des 5 centres d’hygiène alimentaire et d’alcoologie de l’Aisne en un « Centre de Cure Ambulatoire en Alcoologie » pourvu de 5 antennes.

En 2006, la loi du 21 décembre relative au financement de la sécurité sociale indique que les gestionnaires des centres spécialisés de soins aux toxicomanes (CSST) et des CCAA disposent d’un délai de
3 ans (jusqu’au 22 décembre 2009), pour solliciter l’autorisation nécessaire à la transformation de leur structure en centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie(CSAPA).

La circulaire du 14 mai 2007 vient transformer les centres de cure ambulatoire en alcoologie (CCAA) en centres de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA). Par le dépôt d’un dossier auprès du comité régional de l’organisation sociale et médicosociale (CROSMS), le CHA-CCAA de l’Aisne a demandé sa transformation en Centre Horizon de l’Aisne à compter du 22 décembre 2009.
La circulaire  N°DGS/MC2/2008/79 du 28 février 2008 relative à la mise en place des centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie  vient en préciser les modalités.

En raison de son ancienneté dans le secteur, de son expérience, de ses compétences et du maillage spécifique de son réseau de partenaires sanitaires et sociaux en alcoologie, le CHA-CSAPA a obtenu son autorisation d’existence en tant que centre de soins en addictologie, spécialisé ALCOOL.

 Unité de prévention

Une coordinatrice et une animatrice de prévention mettent en place :,

  • des formations,
  • des programmes d’intervention,
  • des animations,
  • des forums,

sur le thème des conduites à risques et addictives et sur l’éducation pour la santé.
Les lieux d’interventions sont : le milieu scolaire (école, collège, lycée, CFA…), le secteur associatif (centres sociaux, centres de loisirs), le monde du travail (formations en entreprise)…
Les différents sujets abordés sont l’alcool, le tabac, les drogues, l’alimentation, l’hygiène de vie / sport / sommeil, l’éducation sexuelle et affective, la prévention des IST…

 Bienvenue Centre Horizon de l’Aisne – CSAPA

Consultez notre livret Bienvenue au Centre Horizon de l’Aisne

Consultez la Charte des droits et libertés de la personne accueillie

Les centres de soins :
(cliquez sur les adresses pour afficher le plan)

 

 Antenne de Château-Thierry : 1 avenue de la République
03 23 83 40 55
csapa.chateau-thierry@ccaa02.fr
Ouvert de 8h30 à 17h du lundi au vendredi + un samedi par moisL’équipe médico-sociale comprend un médecin addictologue, une psychologue, une infirmière
et une secrétaire médico-sociale.
Prise en charge individuelle, groupes de parole.

 

 Antenne d’Hirson : 25 rue de Guise
03 23 58 00 69
csapa.hirson@ccaa02.fr
Ouvert de 8h30 à 17h du mardi au vendrediL’équipe médico-sociale comprend un médecin addictologue, une psychologue, une infirmière
et une secrétaire médico-sociale.
Prise en charge individuelle, groupes de parole.

 

 Antenne de Laon : 40 rue Sérurier
03 23 79 42 43
csapa.laon@ccaa02.fr
Ouvert de 8h30 à 17h du lundi au vendredi + un samedi par moisL’équipe médico-sociale comprend un médecin addictologue, une psychologue, une infirmière
et deux secrétaires médico-sociales.
Prise en charge individuelle, groupes de parole.

 

 Antenne de Saint-Quentin : 10 rue de la Chaussée Romaine
03 23 67 19 87
csapa.st-quentin@ccaa02.fr
Ouvert de 8h30 à 17h du lundi au vendredi + les samedis en semaines impairesL’équipe médico-sociale comprend un médecin addictologue, une psychologue, une infirmière, une thérapeute et deux secrétaires médico-sociales.
Prise en charge individuelle, groupes de parole.

 

 Antenne de Soissons : 2 rue des Francs Boisiers
03 23 53 52 54
csapa.soissons@ccaa02.fr
Ouvert de 8h30 à 17h du lundi au vendredi + les samedis en semaines impairesL’équipe médico-sociale comprend un médecin addictologue, une psychologue, une infirmière et deux secrétaires médico-sociales.
Prise en charge individuelle, groupes de parole.

 

 Consultation Jeunes Consommateurs de Sissonne : 41 route de Laon
Destinée aux jeunes et à leur entourage (accueil et prise en charge individuelle)Tous les mercredis après-midi de 14h à 17hL’équipe médico-sociale comprend un médecin addictologue, une psychologue, une infirmière et un travailleur social.

 

 Consultation avancée de Bohain en Vermandois : CCAS rue Jean Mermoz.
Mercredis matin en semaines pairesL’équipe de Saint-Quentin.
Prise en charge individuelle.

 

 Consultation avancée de Guise : au Centre Hospitalier.
Lundis matin en semaines pairesL’équipe de Saint-Quentin.
Prise en charge individuelle.

 

 Consultation avancée de Villers-Cotterêts : rue Pelet Otto.
Premier mardi matin de chaque moisL’équipe de Soissons.

—————————–

 

5 – Withdrawal.org

Withdrawal Resources:

Common Symptoms and Treatment
by Sean Callahan

While drug and/or alcohol withdrawal is not something anybody wants to go through, it is an unavoidable repercussion of dependency. Withdrawal symptoms range from a “hangover” after an alcoholic binge to life threatening seizures. Today medical detox is a necessary medical treatment for millions throughout the world suffering from the effects of drug and alcohol dependency. The overall goal of medical detox is the withdrawal off the illicit substance the process is to slowly help the patient move away from his or her dependence on drugs and/or alcohol in a safe and effective manner.
Overview
Some people are able to stop using drugs or alcohol on their own accord. However, this is not always the case.
For many who are addicted, professional treatment is a must.
Withdrawal is typically accompanied by a variety of symptoms, many of which can be life threatening if not dealt with in the appropriate manner.
Some of the many things that can cause withdrawal include:
Alcohol
Heroin
Cocaine
Marijuana
Methadone
Amphetamines
Opioids
Benzodiazepines
Barbiturates

These are the most common causes of withdrawal, however, we are going to focus on the following: alcohol, heroin, and cocaine.

Alcohol

Visit our Alcohol Withdrawal Page.
Alcohol withdrawal, also known as alcohol withdrawal syndrome, can be life-threating in those who have been drinking heavily for an extended period of time and then either stop altogether or attempt to reduce consumption.
Due to the fact that alcohol withdrawal symptoms can worsen in a short period of time, it is essential to receive professional medical assistance.
SYMPTOMS OF ALCOHOL WITHDRAWAL
Generally speaking, the severity of this condition is related to the amount and duration of alcohol consumption.
Many symptoms can appear shorty after the last drink is taken. These symptoms can include some or all of the following:
Sweating
Headache
Insomnia
Anxiety
Shaky hands
Vomiting
Additionally, withdrawal seizures can occur 24 to 48 hours after cessation. This is common among those who have gone through the detoxification process in the past.
Delirium tremens (also known as DTs) typically develop 48 to 72 hours after cessation. These can lead to death, due to multiple serious symptoms including:
Severe tremors
Low grade fever
Seizures
Hallucinations
Disorientation
Irregular heartbeat
Profuse sweating
High blood pressure
ALCOHOL WITHDRAWAL TREATMENT
Treatment of alcohol addiction is something that is best approached with the assistance of an experienced medical team.
There are both outpatient and inpatient detoxification treatment programs offered by hospitals and treatment facilities.
There are three goals associated with treatment:
Reduce the severity of the withdrawal symptoms
Prevent additional health complications
Begin the long term therapy required to avoid a relapse in the future
During the treatment of alcohol withdrawal, prescription drugs are often used. These can include but are not limited to: Valium, Librium, Ativan, and Serax. These medications can go a long way in helping control symptoms such as anxiety while also reducing the risk of seizures and DTs.
Heroin
Visit our Heroin Withdrawal Page.
If not handled in the appropriate manner, heroin withdrawal can be deadly. This is well known for being one of the most difficult drugs to withdrawal from.
In addition to dealing with withdrawal symptoms during cessation, those who simply cut back on use may begin to experience potentially deadly symptoms.
SYMPTOMS OF HEROIN WITHDRAWAL
The symptoms associated with heroin withdrawal can be debilitating. For this reason, it is essential to receive the care of a professional medical team.
The use of heroin can grab hold of both the mind and body, making the withdrawal process extremely challenging.
There are many symptoms associated with heroin withdrawal, including but not always limited to the following:
Nausea
Muscle cramps
Loss of appetite
Chills
Profuse sweating
Muscle cramps
Tremors
Watery eyes and runny nose
Vomiting
Panic attacks
Irritability
HEROIN WITHDRAWAL TREATMENT
There are two primary methods of treating heroin withdrawal, both of which have been proven effective in the past.
For many years, methadone treatment has been one of the primary methods of treating patients dealing with a heroin addiction.
To take part in this type of treatment, patients must check into a facility that is skilled in this approach. Additionally, a medical professional must administer methadone.
With methadone, the brain and nervous system does not treat pain in the same way. This allows for the prevention or lessening of symptoms related to heroin withdrawal.
Suboxone is a newer approach, and one that a growing number of facilities and patients are considering.
The primary benefit of this approach is that it can be self administered. Once prescribed by a physician, the patient can rely on the medication to treat symptoms. This is often times used in situations when the patient does not check into a rehab facility.

Cocaine

Visit our Cocaine Withdrawal Page.
Just the same as other drugs and alcohol, cocaine withdrawal occurs when a heavy user quits taking the drug or cuts down on the amount consumed.
During the use of cocaine, the human body experiences a level of extreme joy. However, when the person stops using the drug it is followed by a crash. During this time, the patient craves more of the drug while also dealing with a variety of symptoms ranging from fatigue to anxiety among others.
In many cases, cocaine withdrawal is not accompanied by the physical symptoms often times seen in users of alcohol or heroin.

SYMPTOMS OF COCAINE WITHDRAWAL
Despite the fact that cocaine withdrawal does not always have visible physical symptoms, every user reacts differently. Some of the most common symptoms can include:
Fatigue
Restless behavior
Depression
Increased appetite
Unpleasant dreams
During withdrawal, the intense craving for more cocaine is common. These cravings can last for many months after cessation, especially among those who were heavily relying on the drug.
COCAINE WITHDRAWAL TREATMENT
The treatment of cocaine addiction starts with the least restrictive option and then moves forward from there, as necessary.
Even though the symptoms associated with cocaine withdrawal are not as serious as those associated with other drugs and alcohol, the process is very serious.
Cocaine addiction can be difficult to treat, and relapse is always a concern.
Outpatient and inpatient treatment programs are available, with both being proven effective.
At this time, there are no medications that can reduce the craving of cocaine, however, some studies have shown hope. For example, amantadine and bromocriptine may help reduce some of the most common symptoms among those who have a serious addiction.

ABOUT
This project was funded by the USA Addiction Treatment Partnership. A Florida based non-profit organization.
dan-callahanDan Callahan, LMSW is a licensed social worker in the State of New York. Dan has been a human service professional since 1983 and specializes in addiction treatment and recovery.
Dan studied social sciences and received a Bachelors of Science at the University of Stony Brook and completed a Masters in Social Work program at Fordham University School of Social Welfare, New York City in 1997.
Dan is the author of two addiction recovery works: A book of recovery essays, titled, “Recovery Thinking, 90-Days to Change Your Life” and a recovery workbook “Freedom Recovery, 90-Days to Recover” that is utilized as an out-patient recovery guide and an inpatient addiction treatment workbook.

Dan is the co-developer of the earth shattering “Break Free Plan” TM a successful recovery program that incorporates individualized addiction treatment beginning with the “end in mind” and that incorporates community, vocational, & family reintegration with recovery support whereas a skilled sober companion escorts the recovering individual home from their treatment experience.
Since 1988 Dan has been assisting individuals and families overcome addiction by locating appropriate treatment options including: mutual support, therapy, detox services, case management, inpatient and outpatient treatment, and other ancillary addiction recovery services.

Thank you to the following:
U.S. National Library of Medicine
About.com
Web MD
Mayo Clinic

Source

2014 - 2016 © AFDER - Association Française des Dépendants en Rétablissement